De Hoge raad voor de Justitie participeerde aan de Alarmdag voor Justitie op 20 maart 2015.

Hierna vindt u de toespraak van de Voorzitster van de HRJ.

« Le Conseil supérieur de la Justice est présent aux côtés du monde judiciaire, avec conviction et de tout cœur.

Inédit, pas tous les jours qu’une institution participe à une mobilisation politique.

Mais le Conseil lui aussi est inquiet.

De Hoge Raad werd in 1998 opgericht om te reageren op de kloof tussen de burger en justitie.

De Barometer die in 2014, werd uitgevoerd toont 15 jaar later aan dat de publieke opinie globaal gezien vertrouwen heeft herwonnen in het gerechtelijk apparaat. Maar toch blijft er nog een hele weg te gaan.

De mensen vragen dat men meer en beter naar hen luistert, en klagen over te lange procedures.

Het antwoord op deze bezorgdheid vraagt niet alleen meer geld en middelen: Justitie moet ook in eigen boezem kijken, en de Raad kan hierover meespreken vanuit de ervaring met het behandelen van klachten, audits en externe controle. Sommige houdingen en werkmethodes moeten veranderen.

Mais ce qui est en jeu aujourd’hui est une autre face de la médaille : le Conseil est également bien placé pour savoir que de trop nombreuses places restent bien trop longtemps sans titulaire faute de publications, et pour entendre les difficultés des chefs de corps qui courent derrière les urgences en tentant de combler les manques sans parvenir à entamer les réformes que prévoyait leur plan de gestion. 

La justice se trouve face à la réforme la plus importante depuis celle du Code judiciaire en 1967, il y a un demi-siècle. On lui demande d’être gestionnaire, moderne et créative, et il y a là un appel enthousiasmant. Mais réussir un tel tournant en même temps que des économies drastiques n’est absolument pas réaliste.

Lors de l’avis de novembre 2013 sur la loi instaurant l’autonomie de gestion, le Conseil mettait en garde contre une loi qui ne prévoit pas les moyens de l’autonomie annoncée. Ses inquiétudes se confirment aujourd’hui

La Justice est évidemment bien plus que les droits –bien légitimes– des travailleurs de la justice qui sont ici réunis.

Ce qui est en cause, c’est aussi –et surtout– le droit du citoyen à une justice accessible, humaine et efficace.

Si nous voulons que ce droit soit garanti mieux et pas moins bien demain que hier, il est vital que soit entendu le cri d’alarme d’aujourd’hui. » 

20 mars 2015