Communiqué de presse : Une bouffée d’oxygène pour la magistrature ?

Le 30 avril 2018, le Moniteur belge annonçait le nombre de places vacantes de stagiaires judiciaires pour l’année 2018-2019 : 15 néerlandophones et 31 francophones.

Le nombre élevé de nouvelles recrues francophones par rapport aux années précédentes constitue une bouffée d’oxygène appréciable pour la magistrature francophone qui peine à recruter depuis plusieurs années, phénomène auquel la Flandre n’est pas confrontée.

Ces candidats magistrats qui feront leurs premiers pas dans la magistrature à partir d’octobre 2018 sont donc particulièrement attendus au Sud du pays et à Bruxelles. Les stagiaires ne pourront cependant rejoindre effectivement la magistrature qu’à l’issue d’un stage de deux ans au cours duquel ils se familiariseront tour à tour avec le parquet, le siège mais aussi avec des services extérieurs, comme la police ou les prisons.

Sur 175 places de magistrats francophones déclarées vacantes en 2017, seules 89 ont pu être pourvues, aucune personne ne s’étant portée candidat pour 86 places. Le manque d’attrait touche principalement la fonction de substitut du procureur du Roi.

Pour susciter de nouvelles vocations, le Conseil supérieur de la Justice a pris différentes initiatives dont l’organisation, pour les juristes plus expérimentés, d’un second examen d’accès à la magistrature à l’automne 2018 et la tenue de différentes conférences d’information.