Communiqué de presse: Ria Mortier, nouvelle présidente du Conseil supérieur de la Justice.

Aujourd’hui (Mercredi), Ria Mortier reprend le flambeau de la présidence du Conseil supérieur de la Justice. « La Justice étant déjà un défi en soi pour toute personne qui donne le meilleur d’elle-même dans des circonstances souvent difficiles, que ce soit comme responsable politique, magistrat, avocat, fonctionnaire, ou comme travailleur social, la réforme qui s’annonce constitue pour eux un défi d’une ampleur extraordinaire, en raison notamment de la diminution du nombre d’arrondissements judiciaires et leur agrandissement d’échelle, d’une plus grande mobilité des magistrats et de l’autonomisation de la gestion. Avec ou sans réforme, la Justice n’en demeure pas moins une œuvre humaine. »

Le Conseil supérieur de la Justice - institution qui aide la justice belge à mieux fonctionner au travers de la sélection et de la nomination de magistrats, du contrôle externe et des audits, des enquêtes particulières, au travers du traitement des plaintes et d’avis - a joué un rôle de pionnier dans ce projet de réforme en réunissant l’ensemble de la magistrature autour de la table et en facilitant le débat autour de cette réforme. Le CSJ s’est également montré critique, de manière constructive, vis-à-vis des responsables politiques, lorsque la situation l’exigeait, et a rendu maintes fois des avis sur les initiatives législatives existantes. La composition unique du CSJ, qui permet à des magistrats, avocats, professeurs d’université et représentants de catégories professionnelles associées de collaborer, donnent à ces initiatives un socle très large.

« À l’avenir aussi, le CSJ continuera d’assumer ses tâches constitutionnelles par la réalisation entre autres d’audits constructifs, destinés à offrir aux nouvelles entités judiciaires un accompagnement dans l’exercice de leurs tâches et de leurs responsabilités modifiées », déclare Ria Mortier.

« Le CSJ continue par ailleurs d’investir dans une politique de sélection professionnelle axée sur les compétences », déclare la toute nouvelle présidente du CSJ. « Cela signifie que nous poursuivons l’objectif de nommer le bon magistrat à la bonne place, en mettant l’accent non seulement sur les « connaissances » des magistrats mais également sur leurs « capacités ». L’empathie, l’esprit de décision, la sociabilité, la gestion appropriée du pouvoir et la capacité de raisonnement juridique, sont à cet égard des notions au moins  aussi importantes que la maîtrise du droit. »

Ria Mortier, Avocate générale près la Cour de cassation, a rejoint, depuis l’arrivée de la nouvelle équipe du CSJ en 2012, le Bureau quadri-céphale qui coordonne le CSJ. Elle préside à ce titre la Commission de nomination et de désignation néerlandophone dont elle est membre depuis 2008. Elle a collaboré, lors de son précédent mandat au sein du Conseil supérieur à l’innovation de la politique HRM de la magistrature et participé à de nombreux groupes de travail du CSJ relatifs entre autres au réaménagement du paysage judiciaire, aux descriptions de fonction de la magistrature, au débat sur les tâches-clés au sein de la magistrature, au rapportage des juridictions et aux directives relatives à la formation pour l’Institut de formation judiciaire.

Ria Mortier succède à Eric Staudt, qui présidait le CSJ depuis septembre 2012.

Mot du nouveau président